Certains lieux sont des lieux de résonance unique !
La voix est l’un des plus anciens outils de perception du monde.
Qui n’a pas constaté que dans certains endroits notre voix a une résonance amplifiée, les églises, en pleine nature notamment en montagne au pied de falaises, qui n’a pas constaté les phénomènes d’échos. Même au sein de notre propre maison, certains endroits sont plus propices que d’autres à la résonance.
Mon espace sonore est situé au deuxième étage pour bénéficier de la résonance offerte par le parquet.
C’est dans le même esprit que je choisis le plus souvent de travailler au sol et non sur table de massage.
Chaque milieu offre des possibilités différentes de résonance et vibrations.
Essayer votre voix dans l’eau, vous verrez la différence…
Les hommes préhistoriques avaient bien perçu ce phénomène, de nombreuses études le prouvent.
Dans l’obscurité des grottes, nos ancêtres n’étaient jamais seuls.
La pierre leur répondait.
Cet article est un extrait d’un article écrit par Olivier Demouth (yoga du son)
Un simple son suffisait à réveiller l’espace : un bourdon grave, une voyelle tenue… et la grotte devenait vivante, vibrante, presque consciente.
| En 1983, Iégor Reznikoff — chercheur en acoustique, philosophe et spécialiste de la voix — donne un concert de chant sacré dans une petite église romane. Depuis longtemps, il explore ces lieux comme des paysages vibratoires : il chante, écoute comment la pierre répond, comment certaines voûtes prolongent la résonance, comme si l’architecture elle-même priait avec lui. Ce soir-là, dans le public, se trouve Michel Dauvois, préhistorien et musicologue. Il observe la manière dont la voix d’Iégor “lit” l’espace… et une intuition s’impose à lui : « Et si nos ancêtres faisaient la même chose dans les grottes ? » Quelques semaines plus tard, les deux hommes s’enfoncent ensemble dans les grottes de l’Ariège, une lampe à la main. Iégor chante : voyelles tenues, bourdons graves, appels profonds. La grotte répond. Elle amplifie, elle prolonge, elle grogne. Ils marquent chaque point où la pierre réagit, puis comparent cette carte sonore avec celle des peintures préhistoriques. La révélation est saisissante : – Les lieux les plus résonants correspondent aux points de peinture et aux symboles. – Les salles les plus acoustiquement puissantes sont les plus ornées — comme le Salon Noir de Niaux, tapissé de bisons majestueux sous une voûte exceptionnelle. – Certains renfoncements réveillent, grâce à une simple voyelle grave, des grognements d’animaux : bisons, chevaux, rhinocéros… comme si la voix humaine réveillait la mémoire du lieu. Après cette découverte, une évidence s’impose : les grottes ne sont pas de simples abris, mais de véritables architectures acoustiques naturelles. Voici ce que ces espaces révèlent : 1) Des amplificateurs naturels de vibration et de transe Les grottes renforcent les sons graves, enveloppent le corps et transforment la superposition des voix et des tambours en un environnement propice à l’entrée en transe. 2) Des portails chamaniques vers les animaux Les grognements révélés par la voix, associés aux peintures d’animaux, forment des ponts symboliques : une manière possible de dialoguer avec l’esprit des bisons, chevaux ou rhinocéros. 3) Une présence invisible qui répond La pierre renvoie la voix comme une force vivante. Elle crée la sensation d’un dialogue avec l’invisible, d’un passage vers d’autres formes de réalité. Ces grottes étaient plus que des refuges : c’étaient des théâtres vibratoires, où le son, l’image et la conscience s’unissaient. Terre Étoilée – Yoga du Son |
